[TageGratuit]

MONADE, le moteur qui écrit les questions

Mis à jour le 27 juillet 2026.

MONADE est le programme qui fabrique une partie des questions de TageGratuit. Il ne recopie pas d'annales et il ne les paraphrase pas : il rejoue les mécanismes qu'on y a relevés, avec d'autres nombres, d'autres mots et d'autres figures, puis il vérifie chaque question avant qu'elle sorte. Cette page dit comment il travaille, ce qu'il sait faire aujourd'hui, et ce qu'il ne sait pas encore.

Tous les chiffres qui suivent sont mesurés par un programme, pas estimés. Quand un chiffre nous dérange, il reste quand même : c'est à ça que sert de mesurer.

Ce que le moteur écrit, et ce qu'il n'écrit pas

Le TAGE MAGE a six sous-épreuves. Trois se prêtent complètement à la génération, parce que leur vérité est calculable. Deux relèvent de la langue et du texte : elles sont rédigées, puis relues. La sixième, raisonnement et argumentation, est à cheval sur les deux.

Sous-épreuveQui écritGabaritsQuestions servies
Calculmoteur1761 050
Conditions minimalesmoteur1551 050
Logique (spatiale et alphanumérique)moteur79 et 481 050
Raisonnement et argumentationmoteur et rédaction731 050
Compréhension de texterédactionsans objet840
Expressionrédactionsans objet1 020
Total 5316 060

Sur les 6 060 questions de la banque, 3 434 (57 %) sortent du moteur et 2 626 (43 %) sont rédigées. Le raisonnement est la seule sous-épreuve mixte : 284 questions du moteur pour sa partie formelle, 766 rédigées pour sa partie argumentative. L'ensemble alimente 40 TAGE blancs complets et 404 tests de 15 questions, dont 164 qui ne sont pas déjà pris dans un TAGE et se jouent seuls. Un « gabarit » encode un mécanisme, pas une question : le même gabarit produit des milliers d'énoncés différents.

Comment une question naît

Six étapes, toujours les mêmes. Aucune n'est facultative, et la quatrième est celle qui compte.

Un mécanisme relevé dans les annales
On part de questions réelles, transcrites et re-résolues à la main, par milliers. Ce qu'on en garde n'est pas l'énoncé, c'est le ressort logique, et la fréquence à laquelle il apparaît. Une famille qui n'existe pas dans les annales n'entre pas dans le moteur.
Un gabarit qui encode ce mécanisme
Le gabarit décrit la structure et les degrés de liberté : ce qui peut varier, dans quelles bornes, et ce qui doit rester vrai. Il ne contient aucune question toute faite.
Un tirage, et un germe
À la génération, les paramètres sont tirés au sort. Chaque question repart avec son germe, une empreinte qui permet de la reconstruire à l'identique plus tard, jusqu'au dernier caractère. C'est ce qui rend une anomalie reproductible au lieu d'être une histoire qu'on raconte.
Un juge qui re-résout la question
Chaque moteur porte son propre juge, et il ne relit pas : il recalcule. Selon la sous-épreuve, il ré-énumère tous les mondes compatibles avec l'énoncé, ou il refait le calcul par un second chemin indépendant, ou il vérifie la figure sur ses coordonnées. Il exige deux choses : que la réponse annoncée soit juste, et qu'elle soit la seule défendable. Ce qui ne passe pas n'est pas corrigé, c'est jeté.
Des pièges dosés sur les annales, pas inventés
Les quatre mauvaises réponses ne sont pas du remplissage : chacune correspond à une erreur qu'un candidat commet vraiment. Leur dose est calée sur ce que font les annales, ni plus ni moins (voir les mesures ci-dessous).
Une difficulté estimée, puis corrigée par vos réponses
La question naît avec un niveau calculé d'après ses ingrédients : nombre d'étapes, taille des nombres, pièges disponibles. Les réponses réelles prennent ensuite le relais et déplacent ce niveau, question par question. Plus il y a de candidats, plus le réglage est juste.

La carte du moteur

Le moteur est fait de 109 modules. La carte montre les 104 qui dépendent les uns des autres et les 333 liens qui les relient ; les cinq autres sont des scripts qu'on lance à la main et qui n'importent rien du moteur. Ce n'est pas un schéma dessiné : il est dérivé du code lui-même et regénéré quand le code bouge. Chaque cercle est un module, chaque flèche va d'un module vers celui dont il dépend. Le sélecteur « Périmètre » isole le cœur de la génération, l'outillage de pilotage ou les tests.

Chaque nœud est une brique du moteur ; les liens suivent les dépendances directes. Sélectionnez un nœud pour isoler ce dont il dépend et ce qui dépend de lui.

Les mesures

Trois bancs tournent sur le moteur. Le premier demande si nos questions sont devinables, le deuxième si la réponse est bien unique, le troisième combien de mécanismes du vrai test nous savons produire. Dans les trois cas, la cible n'est pas un idéal théorique : c'est le chiffre que rend le même instrument passé sur des annales réelles.

Pourquoi viser les annales et pas la perfection : une question de TAGE MAGE a ses régularités, et les gommer donnerait un entraînement plus propre que l'épreuve, donc moins utile. Être meilleur que le test est une façon de s'en éloigner.

Banc 1 : est-ce qu'on peut deviner sans lire ?

Un programme reçoit les cinq propositions d'une question, et rien d'autre : ni énoncé, ni figure, ni correction. Il doit désigner la bonne. Au hasard pur, il tombe juste 20 fois sur 100. S'il fait beaucoup mieux, c'est que la façon de fabriquer les mauvaises réponses trahit la bonne.

En juillet 2026, la mesure a donné un résultat que personne n'attendait : 87 % de nos croix alphanumériques se résolvaient sans lire l'énoncé, contre 28 % pour de vraies annales. Ce n'était pas un cas isolé, c'était notre façon de fabriquer les pièges. Voici la même mesure avant le correctif du 24 juillet 2026 et aujourd'hui.

Sous-épreuveAnnales (la cible)Moteur, avantMoteur, aujourd'huiVisé
Logique alphanumérique0,2760,8710,265y rester
Logique spatiale0,1930,5820,230resserrer la cible, l'échantillon est trop petit
Calcul0,216non mesuré0,376redescendre vers 0,22
Hasard pur, pour situer0,2000,2000,200

Effectifs : plusieurs centaines de croix d'annales contre 555 du moteur, quelques dizaines de questions spatiales transcrites contre 495, plusieurs centaines de questions de calcul contre 1 050. Un taux sans son effectif ne veut rien dire, et notre échantillon spatial d'annales est trop petit pour distinguer 0,193 de 0,230. Contrôle de l'instrument : rejoué en désignant une bonne réponse au hasard, il retombe à 0,21, et il ne trouve rien sur les sous-épreuves de texte.

Les deux logiques sont donc revenues au niveau des annales. Le calcul ne l'est pas : à 0,376 contre 0,216, nos propositions chiffrées sont encore trop régulières. C'est le chantier ouvert, et il est nommé ici plutôt que laissé de côté.

Banc 2 : y a-t-il vraiment une seule bonne réponse ?

Une question à deux réponses défendables est un défaut grave, parce que le candidat qui a raison est compté faux. Sur les croix alphanumériques, un programme relit chaque grille et cherche une seconde lecture aussi solide que la bonne.

Croix où une seconde réponse tient aussi bienPart
Annales réelles12,7 %
Notre moteur, avant la garde12,3 %
Notre moteur, aujourd'hui0,0 %

Ici, contrairement au banc 1, les annales ne sont pas une cible : leurs doubles réponses sont des défauts, pas un modèle. Le moteur écarte désormais toute proposition qui rendrait la grille lisible de deux façons également fortes.

Banc 3 : combien de mécanismes du vrai test savons-nous produire ?

On prend les mécanismes relevés dans les annales, un par un, et on demande au moteur de les produire. Le verdict n'est pas une opinion : un mécanisme n'est déclaré couvert que si une question réelle sort du moteur pour le prouver.

Sous-épreuveGabaritsCouvert aujourd'huiCe qui est visé
Conditions minimales155~100 %tenir
Logique alphanumérique48~95 %solder le reste, 5 à 8 gabarits
Logique spatiale7975 à 80 %re-mesurer avant de promettre
Calcul17668 %93 % avec 136 gabarits de plus
Raisonnement, partie formelle7317 familles sur 17mesurer le reste à l'intérieur de chaque famille

À lire correctement : ce tableau mesure la variété des mécanismes que le moteur sait rejouer, pas la justesse des questions servies. Les questions qui sortent sont vérifiées de la même façon quel que soit ce pourcentage. Un calcul à 68 % veut dire qu'un tiers des formes de questions du vrai test ne sont pas encore générables, pas qu'un tiers de nos questions seraient douteuses.

Aller à 100 % coûterait environ 355 gabarits supplémentaires, dont près des deux tiers pour des mécanismes vus une seule fois dans tout le corpus. Ce dernier tiers est écarté volontairement : écrire un gabarit pour une question vue une fois, c'est apprendre par cœur un échantillon, pas reproduire une épreuve.

Ce qui est vérifié avant qu'une question vous arrive

Le juge de chaque moteur est la première barrière, mais il n'est pas la seule.

  • 37 contrôles automatiques tournent avant chaque modification livrée du code. Une modification qui en casse un ne part pas.
  • Les 2 626 questions rédigées ont toutes été re-résolues à l'aveugle par des correcteurs automatiques indépendants, qui ne voyaient ni la réponse ni la correction. Les désaccords ont été réexaminés une seconde fois, et les questions qui n'ont pas tenu ont été réécrites ou supprimées.
  • Les questions générées portent leur germe : signalez-en une, on la reconstruit exactement telle que vous l'avez vue.
  • Vos signalements ferment la boucle. Le pouce baissé sous une question, avec le motif « erreur dans la question ou la correction », arrive directement chez nous.

Ce qui vient ensuite

Trois chantiers sont ouverts, dans cet ordre, et chacun a son chiffre de départ dans les tableaux ci-dessus.

  • Le calcul, ses propositions. Ramener 0,376 vers l'ancre des annales, sans descendre au-dessous : les vraies questions de calcul ont, elles aussi, des propositions ordonnées et des ordres de grandeur qui se ressemblent.
  • Le calcul, sa couverture. 136 gabarits pour passer de 68 à 93 %, en commençant par les mécanismes qui reviennent le plus. Avant d'écrire le premier, un lot de questions d'annales est mis de côté et n'est jamais regardé : sans ce jeu gelé, le pourcentage d'après ne voudrait rien dire.
  • Le spatial, sa mesure. Sa couverture est aujourd'hui déduite d'un audit ancien plutôt que remesurée. Tant qu'elle ne l'est pas, elle est écrite « 75 à 80 % » et pas un chiffre net.

Plus loin, une piste est à l'étude : un moteur qui apprendrait lui-même ses briques élémentaires au lieu de les recevoir écrites une par une. Ce n'est pas une promesse de calendrier ; c'est un travail de recherche dont la pièce difficile est déjà identifiée, à savoir prouver qu'une question engendrée automatiquement n'admet pas une seconde réponse défendable.

Ce que cette page ne dira pas

Vous ne trouverez ici ni les règles de génération, ni les germes, ni la liste des pièges par famille. Ce n'est pas de la coquetterie : ces éléments permettraient de retrouver la bonne réponse sans résoudre la question, et une question qu'on peut contourner n'entraîne plus à rien. Ce qui est public, ce sont les mesures et la méthode, c'est-à-dire de quoi juger le travail sans pouvoir le court-circuiter.

Une question sur le moteur, un chiffre qui vous semble faux, une question qui ne tourne pas rond ? Écrivez à support@tagegratuit.com. Le reste des questions courantes est dans la FAQ.

S'entraîner sur des questions du moteur